Non, la Cour européenne des droits de l’homme n’a pas reconnu l’existence d’un délit de blasphème !

Un commentaire

  1. On comprend mal pourquoi le principe de l’arrêt Giniewski ne trouve pas à s’appliquer en l’espèce. Les propos de la requérante présentaient le caractère d’une contribution, par définition discutable, à un très vaste débat d’idées, sans ouvrir une polémique gratuite ou éloignée de la réalité des réflexions contemporaines. En outre on était dans le cadre d’une problématique relevant incontestablement de l’intérêt général dans une société démocratique.
    Depuis Wingrove, qui a plus de 20 ans aujourdh’ui, on peut quand même s’interroger sur la ligne jurisprudentielle qui conduit la CEDH a protéger plus systématiquement le débat critique et la controverse lorsqu’il porte sur la religion chrétienne que lorsqu’il s’intéresse à l’Islam.

Pour citer cet article :

RDLF 2018 chron. n°23 (www.revuedlf.com)

Laisser un commentaire